À quoi servent ces données?
Les informations colligées par Statistique Canada par le biais du questionnaire long du recensement quinquennal sont utilisées pour appuyer les décisions prises par les corps publics et privés œuvrant dans toutes les sphères d’activité, que ce soit dans le domaine de la santé, de l’économie, de l’éducation ou de la culture. Par exemple, elles servent à l’établissement des secteurs d’écoles primaires et secondaires ou aux prévisions de clientèles scolaires; à la planification de l’offre de services de santé, de soutien aux personnes âgées ou de logements sociaux; aux études de marché pour l’implantation d’une garderie, d’une épicerie ou d’un itinéraire d’autobus; à la mise en place d’un programme de lutte contre l’analphabétisme ou d’une bibliothèque de quartier. [Lire la suite]
Une enquête volontaire au lieu du recensement
Et voilà que le gouvernement fédéral, sans réelle consultation, décrète unilatéralement l’abandon du questionnaire long et obligatoire du recensement et le remplace par un questionnaire similaire, mais optionnel. Le gouvernement espère que les répondants volontaires se répartiront de telle sorte que leur représentativité statistique sera préservée. Il sera impossible d’en évaluer la représentativité, car il n’existera pas de données de comparaison sauf l’âge, le sexe et le lieu de résidence, soit les données recueillies pour toute la population au moyen du formulaire court. [Lire la suite]
Il n’est pas trop tard
Malgré l’ampleur de la grogne qu’a suscitée cette décision, en dépit des avis exprimés par l’ensemble des spécialistes et éditorialistes du pays et malgré la démission courageuse du Statisticien en chef, M. Munir Sheikh, les représentants du gouvernement fédéral n’ont manifesté aucun signe d’ouverture en commission parlementaire, les 27 juillet et 27 août derniers. [Lire la suite]
Une coalition québécoise pour l’avenir du recensement
Le gouvernement du Québec a manifesté très clairement son opposition à la décision d’abandonner le questionnaire long du recensement, que ce soit par la voix de son premier ministre Jean Charest lors de la réunion du Conseil de la fédération ou par celle de son ministre des Finances, Raymond Bachand, qui écrivait au ministre Clement que ces changements au recensement pancanadien risquent de priver le Québec « d’une source importante d’informations qui nous permet d’évaluer et d’élaborer nos politiques publiques ». [Lire la suite]
[Déclaration complète PDF 61 ko]
Signataires de la déclaration
au 29 septembre 2010
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